GARANTIR LA CONNECTIVITÉ : COMMENT LES FIRMES DE TÉLÉCOMMUNICATIONS PEUVENT NOUS AIDER À INTERAGIR AUTREMENT QU’AVEC NOS APPAREILS

Le 23 avril 2021

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Pendant des décennies, les fournisseurs de services de télécommunications nous ont permis d’entrer en contact à distance avec les autres. Maintenant que la société est de plus en plus sensibilisée à la santé mentale et au rôle que joue la communication à cet égard, nous proposons un concept qui permettrait aux firmes de télécommunications de transposer les connexions numériques existantes en lieux de rencontres physiques permanents qui encourageraient les gens à mieux interagir les uns avec les autres, tout en créant de nouvelles possibilités pour les marques de faire une différence dans la société.

Depuis l’adoption généralisée des appareils de communication et notre accès instantané à de l’information à tout moment et en tout lieu, notre société n’a jamais été aussi connectée qu’elle l’est présentement. Grâce à une industrie des télécommunications robuste et à une infrastructure reliant les Canadiens d’un océan à l’autre, nous sommes l’un des pays les plus connectés au monde : en 2019, le Canada comptait plus de 34 millions d’utilisateurs d’Internet et les services rejoignaient près de 96 % de la population[1].

Pourtant, malgré cette connectivité, nous avons besoin d’interagir avec les autres en personne. Les recherches ont démontré que la population se sent de plus en plus seule – tant les personnes âgées que les adolescents – et que cette solitude a un impact énorme sur la santé mentale. Chaque année, un Canadien sur cinq éprouve des problèmes de santé mentale ou de maladie mentale, et au cours de leur vie, tous les Canadiens en subiront les répercussions indirectement, que ce soit un membre de la famille, un ami ou un collègue qui vit des difficultés[2].

Bien que divers facteurs nuisent à notre bien-être mental, que ce soit le fonctionnement de notre cerveau ou la façon dont nous avons été élevés, il ne fait aucun doute que nous sommes en meilleure santé mentale lorsque nous pouvons établir des liens physiques et émotifs avec d’autres personnes. Le simple fait de discuter de nos problèmes avec une autre personne peut nous aider à gérer nos difficultés.

L’établissement de connexions constitue la principale activité des fournisseurs de télécommunications. Alors, que se passerait-il s’ils portaient cette connectivité à un autre niveau, en la transposant de nos appareils au monde physique? La plateforme « Bell Cause pour la cause » qui est reconnue mondialement constitue le point de départ idéal pour mettre notre hypothèse à l’épreuve. 

[1] Statista

[2] Association canadienne pour la santé mentale

Bien-être mental : de l’établissement de liens sociaux à l’établissement d’un centre communautaire de pointe

Depuis 2010, la campagne annuelle « Bell Cause pour la cause » a remis plus de 120 millions de dollars à des initiatives de santé mentale. Ce qui est peut-être encore plus important, c’est que cette campagne a permis à la population de discuter avec ouverture et aisance de ce sujet qui était autrefois tabou.

Les discussions franches sont cruciales lorsqu’il est question de santé mentale. Toutefois, les recherches ont montré que la communication à distance n’est pas aussi efficace que les discussions en personne. En effet, des études ont montré que jusqu’à 93 % de l’efficacité de la communication repose sur les signes non verbaux qu’on ne peut voir qu’en présence de la personne avec qui on discute.

Dans cet esprit, imaginez des centres Bell Cause pour la cause : un réseau de lieux physiques où les membres peuvent se réunir en personne. Assignées à des groupes désignés, ces personnes discuteraient, feraient part de leurs opinions, écouteraient les points de vue des autres et participeraient ensemble à des activités d’intérêt mutuel. Conditionnement physique. Mode. Films. Beauté. Sports. Cuisine. Les centres Cause pour la cause auraient quelque chose à offrir à tous, surtout l’assurance qu’il y a toujours quelqu’un avec qui discuter. 

Solliciter la participation des marques : fidéliser et obtenir des récompenses

De nos jours, de plus en plus de marques misent sur le bien-être mental, à la fois en interne, en soutenant leurs collaborateurs, et en externe dans le cadre de leurs pratiques de responsabilité sociale d’entreprise. Imaginez une entreprise comme Hollister, reconnue pour ses efforts en matière de sensibilisation à la santé mentale, qui parrainerait le programme « Cause pour la cause de l’autonomie en matière de santé » ou « Cause pour la cause de la Journée mondiale de la santé mentale des adolescents ». Hollister serait l’hôte de l’événement et ferait appel à un expert en santé mentale pour diriger la discussion.

Pendant ce temps, une entreprise comme Sephora, également connue pour ses campagnes de santé mentale, parrainerait un événement qui cadre davantage avec son expertise – « Cause pour la cause de la beauté naturelle », par exemple – qui mettrait l’accent sur la nécessité de prendre soin de soi selon une approche holistique du mieux-être. De même, Lululemon pourrait parrainer la « Cause pour la cause de la forme physique », un événement dans le cadre duquel les participants se pencheraient sur la relation entre l’activité physique et le mieux-être.

Les marques n’ont pas nécessairement besoin d’être des experts en santé mentale – leur rôle principal serait d’établir un point de rencontre : un forum où les gens peuvent se réunir et discuter de sujets d’intérêts communs. Les événements « Cause pour la cause » représenteraient un moyen plus pratique pour ces entreprises de faire preuve de leadership social en soutenant directement un lieu d’échange qui permettrait aux gens de se rassembler pour le bien de leur santé.

Parallèlement, cet engagement offrirait aux consommateurs la possibilité de cumuler des récompenses grâce à un programme de fidélité appelé « Points de discussion ». Ce programme fonctionnerait comme suit : les membres s’inscriraient à un centre local Cause pour la cause, puis ils fréquenteraient le Centre pour établir des relations avec d’autres membres et prendre part aux activités dirigées par la marque, selon les préférences indiquées lors de leur inscription. Les membres pourraient mettre en banque leur temps de participation à des événements « Cause pour la cause », puis le « dépenser » auprès des marques qui prendraient part au programme. Ils recevraient des offres exclusives telles qu’un accès privilégié à de nouveaux produits et à des tarifs spéciaux réservés aux membres. Ils pourraient également faire don du temps accumulé (que Bell convertirait en argent) à des initiatives de santé mentale.

 

Pour les consommateurs, les centres Cause pour la cause leur offriraient la possibilité non seulement de s’aider eux-mêmes et d’aider les autres, mais aussi d’être récompensés par un accès exclusif à de nouveaux produits, à des rabais et à des cartes-cadeaux échangeables chez les partenaires de « Cause pour la cause ».

Les avantages pour les marques seraient notamment un accès direct aux consommateurs et à leurs commentaires qui pourraient orienter le développement de leurs futurs produits, emballages et publicités.

Et pour Bell, la participation d’autres marques permettrait de partager les coûts d’établissement et d’exploitation des centres Cause pour la cause.

Le site Web du centre Cause pour la cause serait le point de départ pour quiconque souhaiterait établir des liens avec d’autres membres à toute heure de la journée, en ligne ou hors ligne. Le processus serait simple et rapide : la personne se connecte au site, répond à quelques brèves questions qui déterminent ce qu’elle ressent, puis on lui propose des activités auxquelles elle peut participer en personne au Centre, ou un éventail de rencontres virtuelles avec des membres, par exemple un club de lecture, des soirées cinéma ou de visionnement de concerts virtuels et des cours de cuisine.

À mesure qu’un plus grand nombre d’entreprises placent la santé mentale au premier plan de la conscience publique, les marques voient là une possibilité de diffuser directement leurs messages aux communautés locales. C’est particulièrement le cas maintenant, alors que les gens traversent une pandémie et cherchent à établir des liens et à se bâtir de nouveaux réseaux sociaux qui leur sont vitaux. Comme les entreprises le démontrent, il est possible de sensibiliser la population à la cause d’une manière qui est bénéfique tant pour les clients que pour les marques.